Tous les articles par Corinne Allavoine-Morin

Se former avec ou sans le son

Étudiant, apprenant, mooceur, …

oreilleInitialement déployée dans un contexte privé et généralement payant, la formation numérisée suit depuis plusieurs années, les évolutions impulsées par les initiatives privées et publiques de mise à disposition du savoir en libre accès sur Internet.

L’apprenant numérique se retrouve donc aujourd’hui face à une offre pédagogique et technologique abondante, consultable à tout moment de la journée en format vidéo.

Initialement motivées par l’offre de choix et la facilité d’accès au parcours, les inscriptions sont réalisées par des hommes et des femmes, salariés, étudiants ou demandeurs d’emploi, majoritairement jeunes et de bon niveau d’enseignement.

Dans cet ensemble, les personnes ne pouvant avoir accès au son, vivent en marge de cette opportunité de formation.

Se former avec ou sans le son.
Deux mondes à part ?

Le son, une denrée difficile à obtenir

« Quand je suis dans le métro, je ne peux pas mettre le son » ;
« Quand je suis en salle avec un groupe, impossible de mettre le son » ;
« Quand je suis au pôle emploi, impossible de mettre le son » ;
« Quand je suis au cyber, il n’y a pas de casque ».

Portrait d’une population singulière.

bouche

L’accessibilité numérique est souvent identifiée comme étant réservée aux handicapés. C’est une erreur ! L’accessibilité est importante pour les personnes rencontrant une situation de handicap. Dans le cas de l’accès au son, cela concerne 5 à 6 millions de personnes souffrant de déficiences auditives. De même, la sensibilité cognitive, à niveau sonore égal, n’est pas la même pour de nombreuses personnes.

Comment offrir une place à chacun dans la formation numérisée ?

L’enjeu, pour que les personnes intègrent pleinement le mouvement initié dans la mise à disposition des savoirs, est dans le développement du sous-titrage opérationnel et adapté aux capacités de lecture des individus. Un sous-titrage qui se préoccupe de l’apprenant et de son potentiel d’apprentissage lorsqu’il est mis dans des conditions favorables. Un sous-titrage qui s’active et se désactive en fonction des besoins de chacun. Un sous-titrage qui soit apte à faire cohabiter deux mondes avec ou sans le son.

Pour télécharger la fiche.

Où je veux quand je peux !

Le Web est généreux et sans jamais démériter, nous cliquons, plussons, likons, twittons, curons, compilons, co-produisons, partageons, zappons ou automatisons pour diffuser du savoir.

Le web est généreux. Il nous offre une abondance de ressources fortes utiles si… nous avons la possibilité d’en faire quelque chose. Ceci écrit, comment évaluer les possibilités d’action et de création des personnes ? Continuer la lecture !

Où je veux, quand je veux

Qui est « je » mis en avant par les professionnels de la formation en ligne ? Représente-t-il un universel de l’individu connecté à sa formation ? Qui suis-je dans cet espace qui ne me situe pas ?

« Avant d’enseigner quoi que ce soit à qui que ce soit, au moins faut-il le connaître ».

En accord de principe avec M. Serres, il semble toutefois plus exact de parler de reconnaissance de l’autre dans des espaces virtuels. Dans ce contexte qui nous intéresse, le sujet ne semble pas perçu comme un « je » pourvu d’une identité et d’une altérité ; mais comme un « je » pris dans une globalité, celle d’un « je connecté à un outil ». Continuer la lecture !

Etude des besoins

Acteurs de la formation connectée, l’imagination ne nous manque pas pour fabriquer un dispositif de formation. Bidouilleurs, les essais-erreurs ne nous effraient pas pour composer une partition didactique. Mais, nous ne sommes pas des professionnels du signe linguistique et, face à nous, la générosité des répondants. 
 
La mise en lien logistique nous confronte à une véritable situation : dans l’interaction avec l’ensemble des réponses, nous vivons l’expérience d’une véritable position existentielle. Comment dépasser les données pour arriver à nos fins ? Que regarder ? Comment respecter la parole donnée ? 
 
C’est donc vers les métiers de la construction que nous nous tournons pour fonder les soubassements d’une architecture d’analyse des besoins à partir d’un corpus de réponses ouvertes. Continuer la lecture !