Dys, le sous-titrage. 2ème partie

Vous faites partie des 79 % de personnes à ne pas connaître la police dys ou des 84 % à ne pas avoir eu la chance de lire un texte rédigé avec cette police de caractère ? Ce texte est pour vous, bonne lecture.

Typographie, boite vintage

Ne pas confondre le beau et l’utile.

La typographie désigne différents procédés d’imprimerie utilisant des caractères et des formes en relief, ainsi que l’art et la manière d’utiliser les différents types de caractères dans un but esthétique et pratique.

Jean-Baptiste Bodoni, typographe, disait : « L’idée du beau ne doit certes pas être confondue avec celle du bien et de l’utile. Ces trois idées n’en sont pas moins comme les trois aspects divers d’une seule et même chose considérée de trois côtés différents ».

Chaque police de caractères appartient à une famille et a un usage particulier. Cela permet de comprendre que les choix effectués pour l’imprimerie d’un livre ne sont pas les mêmes que ceux réalisés pour une lecture sur écran.

En fonction du support, les lettres se dévoilent plus facilement. Sur papier, les caractères avec empattement seront plus convoités alors que sur écran, l’inverse se produit.

Pour valider cette information, nous avons demandé aux participants s’ils se sentent plus à l’aise pour lire sur écran avec des polices de caractères « sans sérif » (Arial, Helvetica, Tahoma…) que des polices « serif » (Georgia, Century, Times…).

57.9 % d’entre eux confirment se sentir plus à l’aise avec une police sans empattement, 25.4 % disent ne pas avoir fait attention et 16.7% lisent sans problème quelle que soit la police de caractères utilisée.

Il apparaît que pour de meilleurs résultats et un plus grand confort de lecture, les polices de caractères jouent un rôle important.

Et dans le sous-titrage ?

À la question, « avez-vous déjà rencontré des difficultés à lire un sous-titrage à cause de la police de caractères utilisée ? », les participants ont répondu :

schéma sur la lisibilité des sous-titrages

Transcription du schéma :
Oui : 40.4 %
Non : 39.5 %
Je ne sais pas, je n’y ai pas pensé : 19.6 %
Je ne sais pas ce que c’est qu’une police de caractère : 0.9 %

A la question, « auriez-vous aimé pouvoir changer la police de caractère des sous-titrages” , 45.6 % répondent par l’affirmatif et 35.1 % disent ne pas y avoir pensé. Il semble alors qu’offrir cette possibilité dans les sous-titrages, soit un avantage pour les utilisateurs.

Avez-vous déjà lu un texte rédigé avec une « police dys » ?

schéma sur l'utilisation de la police dys

Transcription du schéma
Oui, et j’aime bien, cela me repose : 8.8 %
Oui mais je n’aime pas, cela me déstabilise : 0 %
Oui mais je n’ai pas vu la différence : 7 %
Non, je n’ai jamais lu avec une « police dys«  : 84.2 %

Et vous, après cette expérience, que diriez-vous ?

Pour aller plus loin :
Jean-Baptiste Bodoni
Ergonomie des interfaces par Jean-François Nogier, Thierry Bouillot, Jules Leclerc

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